Le triangle dramatique,
comment en sortir

20 août 2026

Deux fauteuils face à face, une personne prend des notes dans un carnet pendant un entretien

Une personne raconte pour la troisième fois la même difficulté. Vous proposez une solution, puis une autre. Elle les écarte l'une après l'autre, avec de bonnes raisons à chaque fois. Au bout de quelques minutes, vous lui répondez plus sèchement que vous ne le vouliez, la personne se ferme, et la conversation s'arrête là, avec une impression de malaise pour chacun. Personne n'avait prévu cela : vous vouliez aider, elle voulait être entendue. Par quel mécanisme une intention d'aide se transforme-t-elle en dispute ? L'Analyse Transactionnelle propose une réponse qui tient en trois rôles et un schéma, et qui a l'avantage de décrire aussi la sortie.

Un modèle né de l'analyse des contes

Stephen Karpman publie le triangle dramatique en 1968, dans un article intitulé Contes de fées et analyse dramatique du scénario, traduit en français dans le numéro 9 des Actualités en Analyse Transactionnelle en 1979. Ce travail lui vaut le prix Éric Berne en 1972.

L'idée de départ est moins solennelle qu'on ne l'imagine. Stephen Karpman cherchait à analyser les scénarios de vie comme on analyse l'intrigue d'une histoire, et il s'est servi de contes connus pour cela : Le Petit Chaperon Rouge, Cendrillon, Le flûtiste enchanté de Hameln. Dans Cendrillon, par exemple, l'héroïne est d'abord Victime doublement persécutée, puis Victime triplement sauvée, puis persécutée de nouveau après les douze coups de minuit, puis sauvée une dernière fois. L'intensité de l'histoire tient au nombre de ces basculements.

De cette analyse, Stephen Karpman tire la conclusion suivante : « Pour l'analyse du drame, trois rôles suffisent à décrire les renversements émotionnels qui le constituent : le Persécuteur, le Sauveur et la Victime. » La traduction française de son article emploie le mot Sauveur ; d'autres traductions, dont celle d'Acey Choy suivie ici, disent Sauveteur. C'est le même rôle, désigné par deux formulations.

Avant d'aller plus loin, trois précisions méritent d'être posées.

  • Stephen Karpman écrit que « tous les rôles sont interchangeables ». Le triangle ne classe donc pas les personnes en trois catégories : il décrit trois places qu'une même personne peut occuper tour à tour, parfois en quelques minutes. Personne ne naît Sauveteur et ne le reste toute sa vie, mais chacun peut se retrouver en position de Sauveteur à un instant donné.
  • Le mouvement est le cœur du modèle : « Il n'y a pas de drame sans au moins un renversement de rôle. » Sans basculement, il ne se passe rien.
  • Même si personne ne reste dans un rôle indéfiniment, chacun entre dans le triangle avec un rôle privilégié. Certains aborderont plus facilement une situation par le rôle du Sauveteur, et y resteront jusqu'au point de bascule où ils deviendront Persécuteur.

Ce que l'Analyse Transactionnelle appelle un jeu

Le triangle décrit par Stephen Karpman est la carte des rôles de ce que l'Analyse Transactionnelle nomme un jeu psychologique, c'est-à-dire des séquences de comportements répétitives et inconscientes, qui aboutissent presque toujours au même résultat désagréable pour ceux qui y participent. Le plus connu est celui qu'Eric Berne nomme « Pourquoi est-ce que vous ne... - Oui, mais... » : quelqu'un demande de l'aide, rejette une à une toutes les solutions proposées, puis conclut que personne ne peut rien pour lui.

Arrêtons-nous sur le mot jeu, qui ne renvoie ni à l'amusement, ni à la manipulation délibérée en général, car ces séquences sont le plus souvent inconscientes. Les jeux psychologiques feront l'objet d'un article à part entière sur ce blog, où cette notion sera reprise en détail ; ce qui en est dit ici se limite à ce qu'il faut pour lire le triangle dramatique.

Les trois rôles

La description la plus claire des trois rôles est celle d'Acey Choy, dans un article intitulé Le triangle du gagnant, paru en anglais en 1990 et traduit dans le numéro 61 des Actualités en Analyse Transactionnelle en 1992. Acey Choy y pose un principe qui organise tout le reste : « chaque sommet du triangle dramatique implique une méconnaissance ». Chaque rôle repose donc sur quelque chose de réel, et sur quelque chose d'ignoré.

Le triangle dramatique : le Sauveteur, le Persécuteur et la Victime, avec ce que chaque rôle perçoit justement et ce qu'il méconnaît
Les trois rôles du triangle dramatique, d'après le modèle décrit par Stephen Karpman en 1968 et les méconnaissances décrites par Acey Choy.

La Victime perçoit justement sa souffrance, écrit Acey Choy : qui entre dans un jeu par cette position a une conscience aiguë de ce qu'il éprouve. Ce qu'elle méconnaît, ce sont ses propres ressources. « La Victime agit comme si elle n'avait pas les ressources pour résoudre son problème », comme si la solution devait venir de l'extérieur, ou comme si son bien-être dépendait entièrement d'un changement initié par quelqu'un d'autre. Acey Choy prend soin d'ajouter une réserve qu'il faut lire avec attention. Cette impuissance, écrit-il, est bien réelle dans une catastrophe réelle, et il donne l'exemple de quelqu'un coincé sous les éboulis après un tremblement de terre. Le modèle ne parle pas de ces situations. Il parle des jeux, où « l'affirmation implicite que la Victime est incapable de résoudre le problème ne repose sur aucune réalité ». Être en position de Victime dans un jeu et être victime de quelque chose sont deux choses différentes, qu'il ne faut pas confondre.

Le Sauveteur a un souci authentique du problème de l'autre. Ce qu'il méconnaît, c'est la capacité de l'autre à évaluer sa propre situation, à agir par lui-même pour résoudre son problème ou à demander l'aide dont il a besoin : Acey Choy décrit un Sauveteur qui réagit au problème de la Victime en prenant sur lui le travail de pensée et de solution. Concrètement, cela prend deux formes, qu'Acey Choy emprunte à Claude Steiner : faire quelque chose que l'on ne souhaite pas faire, ou assumer plus que sa part normale. Les exemples donnés sont volontairement ordinaires : accorder une prolongation de délai qu'on n'avait pas envie d'accorder, acheter des vêtements aux enfants sans leur demander ce qu'ils veulent, aller remettre à sa place un tiers parce que l'on a jugé que l'autre avait trop peur pour le faire.

Le Persécuteur s'emploie à satisfaire ses besoins et à agir dans son intérêt. Ce qu'il méconnaît, ce sont les sentiments et l'importance des personnes atteintes par les moyens qu'il met en œuvre. Acey Choy en distingue trois formes. Le Persécuteur actif poursuit son but sans tenir compte des autres, comme celui qui emprunte un manteau sans le demander. Le Persécuteur punitif cherche en plus à punir, comme celui qui appelle la police pour la musique du voisin sans être jamais allé lui demander de baisser le son. Le Persécuteur passif, enfin, est le plus discret et sans doute le plus fréquent : « Le Persécuteur passif persécute par omission. » Acey Choy cite le conjoint qui s'était engagé à sortir la viande du congélateur et qui l'oublie. L'intention de nuire est absente, l'effet est là.

Pourquoi les rôles s'inversent

Aucune des trois positions n'est stable, et Acey Choy décrit précisément comment chacune bascule dans une autre.

Les Sauveteurs se fatiguent de puiser dans leurs ressources sans que leurs besoins soient satisfaits ; ils finissent par se sentir victimisés à leur tour, puis par persécuter celle ou celui qu'ils voulaient aider. Les Victimes se lassent des conseils et de la condescendance, et d'autant plus vite que rien ne s'améliore ; elles se mettent alors à persécuter le Sauveteur. Les Persécuteurs, eux, passent en position de Victimes, soit par culpabilité, soit parce que la Victime décide de se venger, activement en se montrant désagréable ou passivement en s'éloignant.

Stephen Karpman avait donné la mesure de ce mouvement en distinguant le drame du jeu. Le drame d'un conte enchaîne les renversements et permet à un même personnage de tenir deux ou trois rôles à la fois. « Les jeux sont plus simples : ils ne comprennent qu'un renversement majeur. » Dans la vie ordinaire, il suffit donc d'un seul basculement, souvent d'une seule phrase, pour que la scène change de sens.

Le résultat est toujours le même, comme le formule Acey Choy : « tous les acteurs d'un jeu psychologique finissent tôt ou tard par se sentir mal ». C'est la signature du triangle. Personne n'y gagne, mais tout le monde en sort avec le sentiment d'avoir été mal traité, et avec une raison de plus de penser que les choses se passent toujours ainsi.

La scène initiale, vue de près

Reprenons la conversation du début. Une personne expose une difficulté, vous proposez des solutions, elle les écarte une à une, vous finissez par répondre sèchement et l'échange s'arrête mal.

Au départ, personne n'occupe de rôle : il y a une difficulté et quelqu'un qui l'écoute. La position dans le triangle se prend au moment où vous vous mettez à chercher la solution à sa place, sans que l'autre ait formulé aucune demande. C'est la méconnaissance que décrit Acey Choy pour le Sauveteur, celle de la capacité de l'autre à évaluer sa propre situation et à demander l'aide dont il a besoin. En face, la position de Victime se prend au même instant, avec la méconnaissance symétrique : agir comme si les ressources devaient venir d'ailleurs. Les deux entrées sont ordinaires, et même bienveillantes. C'est ce qui les rend difficiles à voir.

Le test que propose Acey Choy pour le Sauveteur s'applique ici : suis-je en train de faire quelque chose que je ne souhaite pas faire, ou d'en faire plus que ma part ? La réponse est oui pour cette scène.

Vient le basculement. Chaque solution écartée est une petite persécution du Sauveteur, jusqu'à ce que la scène se retourne. Stephen Karpman avait décrit ce mouvement précisément, à propos du jeu qu'il nomme « J'essaie seulement de vous aider » : « la Victime se fait Persécuteur et le Sauveur devient Victime ». C'est l'envers exact du jeu « Pourquoi est-ce que vous ne... - Oui, mais... » évoqué plus haut. Les deux décrivent la même scène, selon celui des deux partenaires que l'on regarde.

Puis vous répondez sèchement, et le triangle tourne une seconde fois : vous voilà en Persécuteur, l'autre en Victime, car le ton était plus dur qu'il ne le méritait. Deux rotations en quelques minutes, et l'échange s'arrête avec une impression de malaise, sans que ni l'un ni l'autre sache dire à quel moment il a dérapé.

Reste ce que chacun emporte. Acey Choy est clair : tous les acteurs d'un jeu psychologique finissent tôt ou tard par se sentir mal, et l'occasion leur est donnée de « murmurer une fois de plus leur refrain favori », celui qui commence par « Tout cela montre une fois de plus que... ». Vous repartez en vous disant qu'on ne peut décidément rien pour elle, ou que vous feriez mieux de vous taire. Elle repart en se disant qu'on ne la comprend pas. Aucun des deux n'a obtenu ce qu'il cherchait, mais chacun est reparti avec une conviction ancienne confirmée. C'est ce qu'Acey Choy appelle le bénéfice négatif du jeu, et c'est ce qui explique le point le plus déroutant du modèle : la séquence recommencera, parce qu'elle a produit exactement ce qu'elle devait produire.

La sortie : le triangle du gagnant

Acey Choy ne se contente pas de décrire le piège. Il propose un modèle de remplacement, qu'il appelle le triangle du gagnant, et dont il attribue l'idée première à un article de T. Cowper Johnson intitulé Another use of the Karpman triangle, paru dans le bulletin britannique Transactions.

Le principe est simple, et c'est ce qui en fait la force : chaque position conserve ce que le rôle dramatique avait de valable, et abandonne la méconnaissance qui l'accompagnait. Il ne s'agit donc pas de cesser de se soucier des autres, ni de renoncer à défendre ses intérêts, ni de nier sa souffrance. Acey Choy associe en outre à chaque position des savoir-faire ordinaires, plutôt que des techniques réservées à des spécialistes.

Le triangle du gagnant : Souci de l'autre, Affirmation de soi et Vulnérabilité, avec le savoir-faire correspondant à chaque position
Les trois positions du triangle du gagnant et les savoir-faire qui leur correspondent, d'après Acey Choy.
  • La Victime devient Vulnérabilité. La personne reste consciente de sa souffrance, mais elle continue de réfléchir au lieu de se laisser submerger, et s'engage dans la solution de son problème. Le savoir-faire correspondant est la résolution de problème, y compris sous des formes aussi simples que se demander ce que l'on a déjà essayé et ce que cela a donné.
  • Le Sauveteur devient Souci de l'autre. Le souci de l'autre demeure, mais « elle n'intervient que si on le demande et que si elle le souhaite », elle n'en fait pas plus que sa part et « elle ne fait rien qu'elle ne souhaite pas faire ». Le savoir-faire correspondant est l'écoute, et Acey Choy renvoie ici à l'écoute active de Thomas Gordon, dont le principe est de refléter l'essentiel de ce que la personne a dit, contenu émotionnel compris, sans interpréter ni évaluer. Acey Choy ajoute ici une distinction utile : la disponibilité d'un professionnel payé pour cela et celle d'un ami, d'un collègue ou d'un proche ne sont pas de même nature, et confondre les deux ramène assez vite au sauvetage. Il note aussi que dans une amitié équilibrée, l'attention circule dans les deux sens ; quand ce n'est pas le cas, l'un des deux en fait plus que sa part.
  • Le Persécuteur devient Affirmation de soi. L'énergie mise à défendre ses intérêts demeure, mais « elle demande ce qu'elle veut », « elle refuse ce qu'elle ne veut pas », elle donne du feed-back, elle négocie, et « elle ne punit pas ». Le savoir-faire correspondant tient en cinq gestes : demander ce dont on a besoin, dire non à ce que l'on ne veut pas accepter, expliquer en quoi un comportement pose problème, négocier un plan réaliste, et chercher d'autres moyens de satisfaire son besoin si l'autre ne bouge pas. Acey Choy rappelle enfin, en s'appuyant sur Gandhi, que l'essentiel dans un combat est de savoir si l'on se bat pour changer les choses ou pour punir : c'est exactement la ligne qui sépare l'Affirmation de soi du Persécuteur punitif.

Ce que cela change concrètement

Le triangle ne se quitte pas définitivement. Personne ne devient imperméable aux jeux psychologiques, et se fixer cet objectif reviendrait d'ailleurs à entrer dans le triangle par une porte dérobée, en méconnaissant ses propres limites.

Ce que le modèle permet, c'est de repérer que l'on y est. Quelques indices se repèrent assez bien : la sensation de répétition, l'impression de tenir une conversation déjà eue, le moment où l'échange bascule sans que l'on comprenne pourquoi, et surtout le malaise final commun aux deux partenaires. Acey Choy fournit une question de contrôle simple pour la position de Sauveteur : suis-je en train de faire quelque chose que je ne souhaite pas faire, ou d'en faire plus que ma part ?

Ce repérage se heurte toutefois à une limite structurelle : on est généralement mal placé pour observer une séquence dont on est l'un des deux acteurs, et le moment où il faudrait la voir est justement celui où l'on y est pris. Stephen Karpman ne présente d'ailleurs pas son triangle comme un outil d'auto-analyse, mais comme un instrument de travail à deux. Il écrit qu'« en thérapie, le diagramme des rôles permet de fixer visuellement cette série de personnages clés », et pose qu'« un traitement n'est pas complet tant qu'on n'a pas analysé la position d'une personne dans chacun des rôles de son scénario ». Acey Choy fait la même distinction du côté des savoir-faire : certains se pratiquent seul, comme se demander ce que l'on a déjà essayé, d'autres supposent un cadre et un contrat. C'est à cela que sert un accompagnement en psychothérapie : un regard extérieur nomme les entrées dans le jeu là où l'intéressé ne voit qu'une conversation qui tourne mal, et le repérage, à mesure qu'il s'exerce, intervient plus tôt et plus souvent.

Le premier pas est la conscience. L'objectif n'est pas la perfection mais la détection : reconnaître les rôles et le mouvement pendant qu'il a lieu donne déjà la possibilité de sortir du jeu.

Il faut s'attendre aussi à ce que le changement ne soit pas partagé. Quand une personne cesse de tenir sa place habituelle, son entourage ne suit pas forcément au même rythme, et les partenaires habituels de la séquence peuvent d'abord tenter de la rétablir. Sortir du triangle ne produit donc pas mécaniquement des relations plus paisibles : cela produit, dans un premier temps, un déséquilibre.

Un malentendu, enfin, mérite d'être écarté. Le triangle ne dit pas qu'il faudrait éviter les désaccords. Le conflit et le jeu psychologique ne sont pas la même chose : un désaccord peut être posé, discuté, tranché, et il porte sur quelque chose de réel. Le jeu, lui, ne se règle pas, puisque son objet n'est pas ce dont il parle. Ce dont il vaut la peine de sortir, c'est de la séquence qui ne mène nulle part, pas de la possibilité de n'être pas d'accord.

Ce que décrit Stephen Karpman n'est pas un défaut de caractère mais une figure : trois rôles, un ou des basculements, et un malaise partagé à l'arrivée. Ce que décrit Acey Choy est que chacune de ces places tient à une information ignorée. C'est peut-être ce que le modèle a de plus utile : il fait dépendre la sortie non d'une qualité que l'on aurait ou non, mais de quelque chose que l'on peut voir.

Sources

  • Stephen Karpman, « Contes de fées et analyse dramatique du scénario », Actualités en Analyse Transactionnelle (AAT), n° 9, 1979, pages 7 à 11. Original : Transactional Analysis Bulletin, VII, 26, avril 1968, pages 39 à 43. Prix Éric Berne 1972. Source de l'origine du modèle, des trois rôles, de l'interchangeabilité des rôles, de la règle du renversement, de la distinction entre le drame et le jeu du renversement du jeu « J'essaie seulement de vous aider » et de l'usage du diagramme des rôles en thérapie. Les phrases entre guillemets attribuées à Karpman dans cet article sont citées d'après cette traduction, qui emploie le mot Sauveur là où cet article écrit Sauveteur.
  • Acey Choy, « Le triangle du gagnant », AAT, n° 61, 1992, pages 29 à 35. Original : Transactional Analysis Journal, 20, 1, janvier 1990, pages 40 à 46. Source de la méconnaissance propre à chaque sommet, de la description des trois rôles et des trois formes de Persécuteur, de la réserve sur la victime réelle, des changements de rôle, des trois positions du triangle du gagnant et des savoir-faire qui leur correspondent.
  • T. Cowper Johnson, « Another use of the Karpman triangle », Transactions, bulletin de l'Institute of Transactional Analysis of Britain, cité par Acey Choy. Source de l'idée première du triangle du gagnant.
  • Claude Steiner, cité par Acey Choy. Source des deux manières d'agir typiques du Sauveteur et de la répartition correcte du fardeau d'une relation.
  • Thomas Gordon, cité par Acey Choy. Source de l'écoute active comme savoir-faire de la position de Souci de l'autre.
  • Eric Berne, Des jeux et des hommes, 1964. Source de la définition du jeu psychologique et du jeu « Pourquoi est-ce que vous ne... - Oui, mais... », repris de la page de ce site consacrée à l'Analyse Transactionnelle.

Questions fréquentes

Le triangle dramatique décrit-il trois types de personnes ?

Non. Stephen Karpman écrit que tous les rôles sont interchangeables : le triangle décrit trois places qu'une même personne occupe tour à tour, parfois au cours d'une seule conversation, et non trois catégories d'individus.

Être en position de Victime, est-ce la même chose qu'être victime ?

Non, et Acey Choy prend soin de le préciser. Une personne réellement empêchée d'agir, par exemple prise dans une catastrophe, n'est pas dans un jeu psychologique. Le rôle de Victime au sens du triangle suppose que l'impuissance ne repose sur aucune réalité.

Qu'est-ce que le triangle du gagnant ?

Un modèle de remplacement proposé par Acey Choy en 1990, où chacun des trois rôles conserve ce qu'il avait de valable et abandonne sa méconnaissance : la Victime devient Vulnérabilité, le Sauveteur devient Souci de l'autre, et le Persécuteur devient Affirmation de soi.

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